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<title>Aux bonheurs du goût</title>
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<subtitle>Voyages autour de nos assiettes</subtitle>
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<name>Chantal Pelletier</name>
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<title>UNE CUISINE D'AVENIR</title>
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<updated>2012-05-04T07:54:48+02:00</updated>
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<summary>   CHANTAL PELLETIER      &amp;nbsp;      CHINE-FRANCE&amp;nbsp;: L’OBSESSION DU...</summary>
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&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;CHANTAL PELLETIER&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;CHINE-FRANCE&amp;nbsp;: L’OBSESSION DU GOUT&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(12)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(Pour lire le début du texte, cliquer sur le lien dans la colonne à gauche)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;LA CUISINE DU FUTUR&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il est si facile d’avaler son bol de nouilles arrosées d’une sauce à la viande, aux fruits de mer. On mange cet en cas dans la rue avec ses baguettes, sans chichis, c’est nourrissant, pas cher, ça vaut bien un sandwich… Mais pourquoi se contenter de nouilles&amp;nbsp;? Il y a les brioches cuites à la vapeur qu’on mange dans les rues de Pékin, les dim sum cantonais, délicats raviolis parfumés si légers et si savoureux, et puis il y a… une bonne partie des 60.000 plats de la gastronomie chinoise qui sortent des fourneaux tout découpés, «&amp;nbsp;prêts à manger&amp;nbsp;», juste un bol et des baguettes…un peu de riz… On peut facilement imaginer que bientôt, dans les rues de notre planète mondialisée, on mangera essentiellement chinois. Mais pas seulement dans les rues, car dans la préoccupation chinoise si vitale de nourrir une population nombreuse résident certains des éléments qui militent pour en faire la cuisine … du futur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Le pragmatisme sans élitisme de la cuisine chinoise parait reposer sur plusieurs postulats d’avenir. On sait que les règles les plus élémentaires de santé et d’écologie nous pousseront vers une alimentation faisant une place plus grande aux légumes, et le végétarisme chinois est prêt à séduire, entre autres, les défenseurs de plus en plus nombreux de la planète, souhaitant mettre fin au gâchis que représente la consommation excessive de viande. Les innombrables manières chinoises de cuisiner les légumes et d’en utiliser toutes les parties, de leur «&amp;nbsp;donner du volume&amp;nbsp;» est admirable. Pour formidable exemple, et extrait de &lt;em&gt;Le sourire du Tao&lt;/em&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/Chine%20et%20FRance%2013.docx#_ftn1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt;, de &amp;nbsp;Lawrence Durrel. L’écrivain reçoit un érudit chinois qui lui enseigne la délicatesse et la frugalité de sa cuisine, en n’achetant au marché que quelques légumes qu’il transforme rapidement en un festin abondant, délicieux, et excellent pour la santé&amp;nbsp;! «&amp;nbsp;... &lt;em&gt;le spectacle coloré du marché, éclatant comme un parterre de fleurs... L&lt;/em&gt;&lt;em&gt;es auvents bariolés des forains, avec leurs montagnes de fruits et de légumes multicolores, for­ment un ensemble ravissant et bigarré sous le soleil de Provence. Et les légumes! Chang dansait presque de joie tandis que nous descendions en musardant le grand escalier de pierre qui mène à la petite place, sans nous presser pour mieux jouir de la beauté de la scène. C'est ici, déclara-t-il, qu'il ferait les courses du souper, et, tenant parole, se livra aussitôt, avec une concentration d'oiseau de proie, à un examen minu­tieux des légumes exposés; cette attitude d'acheteur passionné déclencha l'admiration immédiate de tous les marchands au profit desquels je traduisais ses questions. Mais ses achats étaient des plus modestes et je voyais mal comment deux adultes pourraient subsister avec la maigre poignée de nourriture qu'il déposait avec soin et amour dans son filet à provi­sions. Je lui en fis la remarque mais il se contenta de sourire. Le moment venu, je m'aperçus en effet avec stupéfaction combien, à ce régime, il semblait tou­jours y avoir largement assez de ces nourritures légè­res et délicieuses. ..... &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Chang, passant en revue mon assortiment de couteaux, le jugea insuffisant. Cer­tains d'entre eux, il est vrai, ne coupaient plus du tout ; et puis, me demanda-t-il, y avait-il, dans la maison, une planche à découper adéquate ? Je finis par dénicher un morceau d'olivier qui, pensa-t-il, ferait l'affaire, plus le meilleur de mes couteaux. II se mit alors en devoir de nettoyer et d'éplucher les légumes avec le plus grand souci d'économie, utilisant le moindre fragment de feuille et de peau. Je comprenais à présent ce qu'il voulait dire quand il affirmait que tout se mange à condition d'être coupé assez fin.....&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Contrairement à l'Occidental qui encombre sa cuisine de toutes sortes d'ustensiles - couteaux, fourchettes, etc. - le Chinois, lui, ne se sert que de deux baguettes facilement remplaçables et d'un petit bol. Un couteau tranchant et une planche à découper, voilà tout ce dont il a besoin. Le rouge au front, je jurai de faire affûter tous mes couteaux à la première occasion......Il tenait apparemment beaucoup à me convaincre que s'il était végétarien et ne buvait jamais d'alcool, c'était par choix personnel et non par obéissance à quelque obscure conviction. Tout en coupant en petits dés son tas de légumes, il m'expliqua qu'il n'existait pas de régime universel adapté à tous. Le régime alimentaire est une affaire purement individuelle, me dit-il. II s'en était lui-même rendu compte assez récemment : à son arrivée au Canada, en effet, il avait adopté les habitudes alimentaires de son pays d'adoption, ce qui avait eu, sur lui, des effets désastreux. Sa santé s'était détériorée au point qu'il ne pouvait même plus monter un escalier. Il fallait revenir à la frugalité naturelle de son pays natal s'il voulait recouvrer santé et joie de vivre......&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Ce disant, Chang me décocha un échantillon du regard taôiste..... un petit regard... mais quel regard&amp;nbsp;! plein d’insolente espièglerie, d’ironie et de gaieté... Le repas que nous préparâmes et mangeâmes tout en bavardant fut un vrai régal. Le regard amusé, pénétrant et conspirateur semblait s’être communiqué à la nourriture elle-même&lt;/em&gt;&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;Ce texte montre deux fondements de la cuisine chinoise, d’abord l’extrême importance, même dans la simplicité, de la valeur ajoutée culinaire par un travail long, minutieux, important (utilisation de tout, attention à la découpe, au produit, longueur des préparatifs). Mais en lisant ça, je pense à ma grand-mère, et même à ma mère (et mon père), à leur haine du gâchis, à leur patience en cuisine. La préparation d’un repas pouvait durer plusieurs jours&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;L’autre aspect important qu’illustre bien le texte de Durrel, c’est le souci permanent de santé de la cuisine chinoise qui est aussi un de ses atouts pour nombre d’Occidentaux (il n’est pas question ici des problèmes environnementaux, écologiques qui affectent la Chine d’aujourd’hui). En Chine, aliment et médicament ne sont pas séparés, le monde de l’herboristerie est de la plus haute importance. Toute la nomenclature pharmaceutique s’applique aux aliments&amp;nbsp;: le yin et le yang, le chaud et le froid, le sec et l’humide, l’accord avec les saisons, avec le sexe et l’âge du mangeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Jean-Louis Flandrin a montré qu’en France, il y a quatre, cinq, six siècles &lt;em&gt;toute cuisine avait une dimension diététique, le goût médiéval était très largement formé par les croyances diététiques&lt;/em&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/Chine%20et%20FRance%2013.docx#_ftn2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt;. &amp;nbsp;Le vocabulaire de l’époque (chaud, froid, sec, humide…) n’est d’ailleurs pas si loin des termes chinois encore en vigueur aujourd’hui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;L’équilibre des saveurs, règle fondamentale de la gastronomie chinoise (de l’acide et du piquant par le sucre, par exemple), était très présent dans ce qui s’écrivait sur le goût en France dans le passé. Ce lien entre gastronomie et diététique qui semblait s’être perdu se retrouve aujourd’hui dans des termes strictement médicaux et chiffrés (protéines, lipides, taux de cholestérol, glycémie) que beaucoup rejettent en Occident, au profit d’une approche plus «&amp;nbsp;philosophique&amp;nbsp;» de l’acte de se nourrir, prenant en compte une dimension symbolique, l’équilibre entre l’homme et les éléments, etc. Ce courant, souvent lié à l’intérêt pour le végétarisme, le bio et l’écologie, lorgne déjà depuis quelques décennies du côté de la nourriture asiatique. Ce sont en général des Occidentaux qui n’aiment plus la nourriture traditionnelle roborative et désuète des terroirs et ne s’intéresse pas à la cuisine d’avant-garde. Ils&amp;nbsp; rechigneront de moins en moins à manger une nourriture asiatique, forcément dominée un jour ou l’autre par les&amp;nbsp; cuisines chinoises si nombreuses et si variées.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il faut aussi considérer comme un atout la légèreté de la cuisine chinoise (moins de graisses animales). Elle a beau être pour l’instant, dans certains terroirs, trop grasse à mon goût (elle est aussi adaptée à des travaux physiques plus importants que chez nous), elle devrait s’épurer avec le changement de société et il est probable que sera envisagé peu à peu un allègement des fritures qui, déjà, ont l’avantage d’être très rapides.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;N’est pas à négliger non plus la place prépondérante du riz (voir texte plus haut –Le dieu riz-), que certains nutritionnistes occidentaux ont actuellement tendance à privilégier en même temps que d’autres céréales –épeautre, quinoa, etc.- tout en «&amp;nbsp;diabolisant&amp;nbsp;» le blé, à l’indice glycémique très important et contenant le gluten, responsable de nombreuses allergies alimentaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Nos papilles n’ont sans doute pas fini de s’éveiller à la cuisine chinoise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;(Les recettes correspondant à ce chapitre seront mises en ligne fin mai…)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;br clear=&quot;all&quot; /&gt;&lt;hr align=&quot;left&quot; size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; /&gt;&lt;div&gt;&lt;p&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/Chine%20et%20FRance%2013.docx#_ftnref1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; Folio Gallimard&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/Chine%20et%20FRance%2013.docx#_ftnref2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt; lemangeur-ocha.com Flandrin, Jean-Louis. Alimentation et médecine. Histoire de l'alimentation occidentale :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Diététique ancienne, cuisine et formation du goût. Saveurs et goût en diététique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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<name>Chantal Pelletier</name>
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<title>UN MONDE DE DIFFERENCES</title>
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<summary>   CHANTAL PELLETIER             CHINE-FRANCE&amp;nbsp;: L’OBSESSION DU GOUT...</summary>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -1.0cm; text-align: center; text-indent: 1.0cm;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18.0pt;&quot;&gt;CHANTAL PELLETIER&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -1.0cm; text-align: center; text-indent: 1.0cm;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -1.0cm; text-align: center; text-indent: 1.0cm;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18.0pt;&quot;&gt;CHINE-FRANCE&amp;nbsp;: L’OBSESSION DU GOUT&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -1.0cm; text-align: center; text-indent: 1.0cm;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18.0pt;&quot;&gt;(11)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -1.0cm; text-align: center; text-indent: 1.0cm;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -1.0cm; text-align: center; text-indent: 1.0cm;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt;&quot;&gt;(Pour lire le début du texte, cliquer sur le lien dans la colonne à gauche)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -1.0cm; text-align: center; text-indent: 1.0cm;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -1.0cm; text-align: justify; text-indent: 1.0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -1.0cm; text-align: center; text-indent: 1.0cm;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Un monde de différences&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -1.0cm; text-align: justify; text-indent: 1.0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -1.0cm; text-align: justify; text-indent: 1.0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Lorsqu’on entre dans une cuisine chinoise, on se sent loin d’une cuisine française&amp;nbsp;: des arômes aux ustensiles, de la musique qu’on y entend aux ingrédients et condiments qu’on y utilise, des gestes qu’on y surprend aux spectacles qu’on y découvre, c’est un monde de différences. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -1.0cm; text-align: justify; text-indent: 1.0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Un cuisinier chinois ne se tient pas de la même façon devant ses instruments qu’un Européen. En simplifiant beaucoup, je dirai qu’en Chine, on est planté, avec un gros hachoir à la main, devant une planche, on éloigne le couteau de soi pour toute découpe, qu’il s’agisse d’éplucher un oignon, de découper une volaille, d’aplatir une gousse d’ail pour la dégager de sa pelure. En frappant la planche, on fait entendre une musique vigoureuse, presque martiale. On jette légumes et viandes découpés dans l’huile chaude du wok, on cuit rapidement, à feu très vif, et la friture endiablée lance un chant puissant… les parfums se mélangent, vinaigre, sucre, le piquant du piment ou du gingembre, le sel goûteux de la sauce de soja.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -1.0cm; text-align: justify; text-indent: 1.0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Lorsque j’ai considéré ce spectacle-là la première fois, j’ai aussitôt imaginé en comparaison ma mère (qui, certes, ne cuisine pas tout à fait comme les jeunes femmes d’aujourd’hui)., légèrement déhanchée car en appui sur une jambe&lt;a title=&quot;&quot; name=&quot;_ftnref1&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/CHINE%20ET%20FRANCE%2011.docx#_ftn1&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', serif;&quot;&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;, tenant le légume dans le creux de la main gauche, prélevant un morceau qu’elle tenait du bout des doigts, actionnant un petit couteau pointu de son index droit replié afin de continuer la taille en se servant de son pouce pour arrêter la coupe&amp;nbsp;! Pendant ce temps, se faisait entendre le chant d’un doux bouillonnement, le chuintement de la viande mijotant à petits feux… Divers parfums étaient bien présents, mais pas aussi variés, sucre séparé du sel, piquant du sucré, etc. Une forme de rationalité (du moins c’est ce que nous croyons) &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -1.0cm; text-align: justify; text-indent: 1.0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Outre le spectacle, une fondamentale différence de principe : l’ampleur du travail fourni dans les cuisines en Chine est considérable, car tout, ou presque, est préparé, découpé en bouchées…&amp;nbsp; En France, une partie du travail reste à faire après le service&amp;nbsp;: la découpe de la volaille au centre de la table, du beefsteak ou des légumes dans l’assiette.… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -1.0cm; text-align: justify; text-indent: 1.0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ces dissemblances conduisent à une autre façon d’envisager le repas, et de le mettre en bouche. Pour un Chinois, utiliser&amp;nbsp; la fourchette et le couteau est un acte guerrier, agressif, qui manque de raffinement, alors que les baguettes, qui saisissent, pincent, ne coupent jamais la nourriture, permettent de manger avec élégance, de consommer&amp;nbsp; la nourriture rapidement et de façon fluide… Au contraire, nos manières vont théoriquement&amp;nbsp; exiger de se tenir droit, de porter sans précipitation la fourchette jusqu’aux lèvres, et le spectacle d’un Chinois qui, le bol aux lèvres, pousse sa nourriture dans sa bouche avec ses baguettes est loin de nos idéaux&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;br clear=&quot;all&quot; /&gt;&lt;hr align=&quot;left&quot; size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; /&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;div id=&quot;ftn1&quot;&gt;&lt;p class=&quot;MsoFootnoteText&quot;&gt;&lt;a title=&quot;&quot; name=&quot;_ftn1&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/CHINE%20ET%20FRANCE%2011.docx#_ftnref1&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt; La façon si particulière de «&amp;nbsp;se tenir&amp;nbsp;», d’être plantée dans une cuisine asiatique est d’ailleurs curieusement mise en scène dans le film &lt;em&gt;Le festin chinois&lt;/em&gt; de Tsui Hark, où un chef, qui a perdu tout sens gustatif et culinaire, se voit gavé de glace avant qu’on ne lui chauffe la langue, pour remettre en ordre ses papilles en activant la circulation sanguine, et, aussitôt après, on s’occupe de ses jambes, car il faut qu’il ait une grande force dans les jambes pour être performant devant sa planche à découper…&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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<name>Chantal Pelletier</name>
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<title>LES GRANDS CRUS DE THE</title>
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<summary>   CHANTAL PELLETIER      &amp;nbsp;      CHINE-FRANCE&amp;nbsp;: L’OBSESSION DU...</summary>
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&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;CHANTAL PELLETIER&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;CHINE-FRANCE&amp;nbsp;: L’OBSESSION DU GOUT&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(10)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;(Pour lire le début du texte, cliquer sur le lien dans la colonne à gauche)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Après le riz, aliment universel, le thé, boisson universelle. Il a conquis le monde entier au cours des millénaires, comme le vin… Il est blanc, rouge, noir, vert, très peu cher ou hors de prix, de diverses origines, à petites feuilles, grandes feuilles, a ses terroirs, ses appellations et…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les grands crus de thé&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Des thés précieux, dont certains atteignent des prix exorbitants… Je me contenterai de parler ici des thés Puerh qui sont, pour les meilleurs d’entre eux, des thés verts de qualité, compressés (sous formes de galettes, briques, ou nids d’oiseaux). Ils se bonifient en vieillissant au cours d’un processus de fermentation complexe qui arrondit leur parfum et leur tanin et leur donne des goûts profonds de sous bois, de terre humide.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il semblerait que les premières fermentations aient eu lieu de façon accidentelle, alors qu’ils étaient transportés à dos de cheval pour tribut à l’empereur. La chaleur et l’humidité communiquées par les animaux auraient déclenché un phénomène de fermentation les dotant d’arômes… subtils et très prisés. Autour de cette spécificité, se sont créées des techniques pour cultiver leurs atouts, les maitriser,&amp;nbsp; produire des nectars précieux, recherchés, d’un très grand raffinement. De véritables produits de culture, dont la valeur n’est pas sans rappeler celle des grands vins de garde en France.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Un thé pu er de grande qualité peut atteindre un prix très élevé et fait l’objet de soins extrêmement&amp;nbsp;minutieux. Les crus les plus prestigieux et les plus rares peuvent vieillir 40, 50 ou même 100 ans&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Tout thé compressé n’est bien sûr pas forcément précieux ni destiné à la garde (de même que tout vin en tonneaux ou en bouteilles&amp;nbsp;!). Certains thés puerh sont des thés noirs vieillis et fermentés artificiellement, rapidement, et n’ont rien de la puissance gustative des thés naturellement fermentés et vieillis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;En ce début de XXIème siècle, parallèlement au développement impressionnant de l’économie chinoise et son élan vers le futur, il y a, dans une frange de la population chinoise, un engouement pour les retrouvailles avec des traditions artistiques, artisanales, culturelles, gastronomiques que la période révolutionnaire avaient bannies. Parfois destinées à plaire aux touristes, comme certaines cérémonies du thé mettant en œuvre les cinq sens. Il semblerait que que le raffinement soit apparu dans la consommation du thé surtout à partir de la dynastie Tang (7&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; au 10&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle), et d’après le site Cha-Yuan (&lt;a href=&quot;http://www.cha-yuan.com/&quot;&gt;www.cha-yuan.com&lt;/a&gt; &lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/CHINE%20ET%20FRANCE%2010.docx#_ftn1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt;), &lt;em&gt;les premières réunions de thé et cérémonies de thé firent leur apparition. A partir de ce moment-là, la culture du thé devint un phénomène culturel national. Un dicton populaire affirme qu’&amp;nbsp;«&amp;nbsp;une famille de peut pas vivre sans une journée de thé…&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;J’ignorais avant mes voyages des années 2000 que les cérémonies du thé existaient en Chine. Je les avais connues au Japon, et pour moi, elles étaient japonaises. Il faut dire que dans les années 80 et 90, le raffinement asiatique esthétique, culinaire, artistique, culturel… était japonais! La Chine, fermée au monde occidental depuis des décennies,&amp;nbsp; se faisait oublier. Alors que l’archipel nippon semblait un modèle du beau, du bon… et du nouveau, puisqu’il vendait au monde entier&amp;nbsp; la plupart des produits de la modernité (mobylettes, chaines hi-fi, ordinateurs, nourritures nouvelles)… Beaucoup d’Occidentaux aimaient alors la calligraphie, les arts martiaux, les sashimis, le tofu et le thé… japonais&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La gastronomie chinoise pariera-t-elle sur le raffinement&amp;nbsp;? Peut-on imaginer bientôt la visite des exploitations de thé Puerh ou de thés blancs, etc. aussi appréciée que les visites de caveaux bordelais ou Bourguignons&amp;nbsp;? Il y aura de plus en plus dans toutes les grandes villes du monde (il y en a déjà beaucoup) des stages, des cours, des démonstrations de dégustations de grands thés selon les&amp;nbsp; traditions chinoises, et grand crus de thé et grands crus de vin seront mis en parallèle…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;br clear=&quot;all&quot; /&gt;&lt;hr align=&quot;left&quot; size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; /&gt;&lt;div&gt;&lt;p&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/CHINE%20ET%20FRANCE%2010.docx#_ftnref1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; Créé en 1990 par Nadia Bécaud, Cha-Yuan a un site très intéressant sur l’histoire du thé et propose Institut du thé, boutiques… A consulter absolument par ceux qui veulent en savoir davantage sur l’histoire du thé, sa qualité, ses grands crus, etc&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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<name>Chantal Pelletier</name>
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<title>LE DIEU RIZ</title>
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<published>2012-04-27T08:45:00+02:00</published>
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<summary>   CHANTAL PELLETIER  &amp;nbsp;      CHINE-FRANCE&amp;nbsp;: L’OBSESSION DU GOUT...</summary>
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&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;CHANTAL PELLETIER&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;CHINE-FRANCE&amp;nbsp;: L’OBSESSION DU GOUT&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(9)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(Pour lire le début du texte, cliquer sur le lien dans la colonne à gauche)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le dieu riz&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;On lui attribue des origines divines, on lui associe tout ce qui tient à la prospérité, jusqu’en Europe où on jette des grains de riz sur les mariés lorsqu’ils viennent de convoler pour leur souhaiter fortune et fertilité&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Plus encore&amp;nbsp;: le riz peut être non seulement galettes, pâtes, farine, semoule, fécule, alcool, vin, etc. &amp;nbsp;mais aussi papier, tapis, toit, mur, colle, poudre, etc. Comme le bambou, la noix de coco, il est capable d’habiter chaque espace d’une contrée dont il est culture alimentaire et culture du développement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Les grains d’autre part constituent un seul aliment par la force du nombre, et je ne peux m’empêcher d’y voir un symbole de la multitude asiatique... Céréale&amp;nbsp; non panifiable enfournée comme pour germer dans le corps, la fonction symbolique du riz est très particulière. L’éclat de chaque grain pénètre le mangeur, fine particule de lumière, grain vierge et pur, blanc, voire nacré, moiré, quasiment pierre précieuse, couleur du passage, entre jour et nuit, vie et mort, sans couleur ou somme de toutes les couleurs, blanc c'est-à-dire &lt;em&gt;candidus&lt;/em&gt;, candidat au changement de condition, donc décidément divin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Outre sa qualité nutritive, sa prodigalité est exceptionnelle, son rendement incomparable. Dans certaines régions, sous certains climats, on peut obtenir quatre récoltes par an. Le potentiel alimentaire d’un hectare semé de riz est de 7,3 millions de calories, 1,5 million pour le blé, 340&amp;nbsp;000 pour l’élevage… En examinant ces chiffres, on comprend que, pour un peuple qui&amp;nbsp; représentait déjà 1/5 de l’humanité au temps de Jésus-Christ comme de Mao Tsé Toung, le végétarisme et le goût du riz n’étaient pas le résultat d’un idéalisme mais d’un pragmatisme qui risque d’être un très grand atout de modernité&amp;nbsp;: difficile d’imaginer nourrir toute la planète de hamburgers&amp;nbsp;!!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<name>Chantal Pelletier</name>
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<title>DES CUISINES DE COUR</title>
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<published>2012-04-25T09:27:00+02:00</published>
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<summary>   CHANTAL PELLETIER   &amp;nbsp;     CHINE-FRANCE&amp;nbsp;: L’OBSESSION DU GOUT...</summary>
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&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;CHANTAL PELLETIER&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;CHINE-FRANCE&amp;nbsp;: L’OBSESSION DU GOUT&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(8)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(Pour lire le début du texte, cliquer sur le lien dans la colonne à gauche)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des cuisines de cour&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nos deux gastronomies ont aussi été longuement chapeautées, magnifiées par une cuisine de cour, impériale pour la Chine, royale pour la France…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La cuisine de cour utilise toutes les ressources (infinies) nationales, maintient un équilibre entre le Nord et le sud… entre le riz et le blé, etc. Le souverain se doit de goûter les secrets gourmands de ses sujets, façon de les connaitre et d’établir son pouvoir sur eux. Ce faisant, il répertorie, au fil des siècles, des connaissances et des savoir faire qui, au-delà des différences régionales, constituent une grande cuisine nationale. Un des très jolis textes qui composent &lt;strong&gt;Le palais du Mandarin&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/chine%20et%20france%208.docx#_ftn1&quot;&gt;&lt;strong&gt;[1]&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, de Than-van Tran Nhut met formidablement en scène la profusion de produits dont dispose depuis très longtemps la Chine. Nous sommes au 8ème siècle, le chef des cuisines impériales reçoit provisions et tributs de tous les coins de l’empire&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«…&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;Maître Yu commença par les offrandes provenant des régions lointaines de l’empire qui révélaient les goûts culinaires des différents dignitaires en poste. Quand ceux-ci, lors de leurs voyages officiels, succombaient à la délicatesse d’un ingrédient inconnu, ils n’hésitaient pas à le mettre sur la liste des tributs exigés par l’Empereur, dans l’espoir de le savourer lors d’un futur banquet. Maître Yu découvrit ainsi un bocal décoré de fleurs de paulownia mauve, où des huîtres séchées attendaient qu’on les déguste avec du vin. Elles provenaient du Kwangtung, de même que les hippocampes et les gâteaux en farine de sagoutier&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/chine%20et%20france%208.docx#_ftn2&quot;&gt;&lt;strong&gt;[2]&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, arrangés en quinconces dans une boîte à couvercle ajouré. Le chef des cuisines hocha la tête&amp;nbsp;: il reconnaissait là la patte gourmande du dignitaire préposé au sud, qui avait un faible pour les soirées arrosées où on déclamait des poèmes en admirant la lune. Suivaient des châtaignes moulues et du gingembre séché du Chekiang, présentés dans un coffret en bois, des moules de Vénus de la côte de Shantung. Maître Yu réprima un sourire. Sans doute ces dernières provenaient-elles d’une demande du greffier des impôts, qui espérait y trouver le remède à une inavouable flaccidité. Mentalement, le chef des cuisines regroupa les bêtes de rivière pour pouvoir créer plus tard un plat tonique&amp;nbsp;: la carpe blanche d’Anwhei, marinée dans du vin, qu’il laisserait glisser dans une soupe aux tamarins, et les grenouilles de Kuei-yang qu’il ferait sauter dans une sauce à l’ail et aux liserons d’eau. Il associa entre eux les cerises du Shensi et les kakis du Honan. Exposés dans un plat en laque noire, ils créeraient une harmonie rouge et or plaisante pour les yeux. Mais si les produits de Chine lui permettaient de comprendre l’incroyable richesse de cet empire s’étendant des côtes de l’océan à l’est jusqu’aux contreforts des montagnes glacées de l’ouest, c’étaient les tributs issus des protectorats et des pays vassaux aux noms singuliers qu’il préférait. A les contempler, à les prendre en main, il s’abîmait dans des rêves éveillés qui le faisaient voyager hors des frontières, au-delà des fleuves, vers des destinations à jamais liées à la couleur et aux fragrances qu’il venait de découvrir. Les jujubes odoriférants de Sérinde, vaste région du nord-ouest, lui faisaient penser à des oasis où les arbres croulaient sous des rubis. Les amandes de Kucha, à la peau duveteuse, attisaient dans sa tête la voix du vent qui, soufflant sur des étendues désertiques, venait en caresser la coque avant d’y incruster des grains de sable. Alors, il tentait d’imaginer un plat léger et croquant, avec des amandes passées sur l’âme d’un feu, qui ressusciterait ce souffle évanoui. Ou bien il voyait une gélinotte mijotée dans un pot en terre cuite, farcie de champignons et de jujubes, baies écarlates qui exhaleraient un arôme acidulé en fin de cuisson…&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les trésors arrivant de tous les horizons à la cour sont un rêve de cuisinier et une source d’inspiration&amp;nbsp; infinie. &lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dans les cuisines des palais, les recettes, règles diététiques et de politesse, la présentation, les modes de consommation et de partage&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/chine%20et%20france%208.docx#_ftn3&quot;&gt;[3]&lt;/a&gt; se nourrissent des connaissances populaires, se raffinent et se formalisent. Un ensemble de préceptes qui disent une culture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;br clear=&quot;all&quot; /&gt;&lt;hr align=&quot;left&quot; size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; /&gt;&lt;div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/chine%20et%20france%208.docx#_ftnref1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;Le Palais du Mandarin, collection Exquis d’écrivains, Editions Nil&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/chine%20et%20france%208.docx#_ftnref2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt; Le sagoutier est un arbre dont le tronc râpé produit, après transformation, une fécule nommée sagou.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/chine%20et%20france%208.docx#_ftnref3&quot;&gt;[3]&lt;/a&gt; Voir à ce sujet le livre de William Chan Tat CHuen A la table de l’empereur de Chine&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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<name>Chantal Pelletier</name>
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<title>DIVERSITES GEOGRAPHIQUES</title>
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<updated>2012-04-22T21:38:19+02:00</updated>
<published>2012-04-22T21:34:00+02:00</published>
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<summary>   CHANTAL PELLETIER  &amp;nbsp;      CHINE-FRANCE&amp;nbsp;: L’OBSESSION DU GOUT...</summary>
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&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;CHANTAL PELLETIER&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;CHINE-FRANCE&amp;nbsp;: L’OBSESSION DU GOUT&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(7)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(Pour lire le début du texte, cliquer sur le lien dans la colonne à gauche)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des mondes géographiques complets&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La Chine et la France ont une exceptionnelle diversité de paysages, de reliefs, de climats... A une autre échelle, la France aussi, malgré sa modeste superficie&amp;nbsp;: une mer chaude, un océan frais, des neiges éternelles, des lacs, des plateaux, des montagnes jeunes, vieilles, petites, hautes, des forêts, des marais, des étendues sèches, des gorges, des pâturages et des alpages, des grands fleuves, des plaines continentales, des régions nordiques, des régions ensoleillées, et cette variété unique a créé des différences infinies de cuisines, plats, savoir faire&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/Chine-FRance%207.docx#_ftn1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt;… en somme un univers possiblement riche de toutes les saveurs. Ajoutons que la Chine et la France sont des pays de haute tradition agricole (la France compte encore beaucoup d’agriculteurs dans sa population active) et la Chine reste, même à l’heure d’une urbanisation vertigineusement rapide, essentiellement paysanne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;Les deux nations sont&amp;nbsp; aussi au carrefour&amp;nbsp;d’influences culinaires majeures: la Chine du blé (grossièrement au nord) et la Chine du riz&amp;nbsp; (au sud), la France de la bière et de la pomme de terre, (&lt;em&gt;et des matières grasses animales&amp;nbsp;&lt;/em&gt;? la &lt;em&gt;nordique-germanique), &lt;/em&gt;la France du pain et du vin, (&lt;em&gt;et des matières grasses végétales&lt;/em&gt; la&lt;em&gt; sudiste-méditerranéenne). &lt;/em&gt;Dans les deux cas, &amp;nbsp;des mariages moteurs extrêmement prolifiques&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/Chine-FRance%207.docx#_ftn2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt;. &lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;br clear=&quot;all&quot; /&gt;&lt;hr align=&quot;left&quot; size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; /&gt;&lt;div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/Chine-FRance%207.docx#_ftnref1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;J’ai déjà parle de l’Inde, qui pourrait répondre aussi à ces différents critères. Un autre exemple peut être celui de la riche cuisine marocaine. Le Maroc est un royaume composé de paysages et de climats exceptionnellement variés (méditerranée, océan, hautes montagnes, plaines chaudes, zones humides, déserts…)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/Chine-FRance%207.docx#_ftnref2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt; On pourra rétorquer que l’Italie aussi était au carrefour de ces deux grandes influences, d'une façon moins équilibrée et puis il manque à l’Italie la façade océanique française –oh combien importantedu pas de Calais au pays basque en passant par la Bretagne, le Bordelais et le Périgord… et la nation italienne&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;n’a pas connu aussi longuement la centralisation française, ce qui n’empêche pas la cuisine italienne d’avoir des atouts qui manquent à la cuisine française&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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<name>Chantal Pelletier</name>
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<title>Des mondes des saveurs</title>
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<updated>2012-04-20T10:03:40+02:00</updated>
<published>2012-04-20T10:03:40+02:00</published>
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&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;CHANTAL PELLETIER&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;CHINE-FRANCE&amp;nbsp;: L’OBSESSION DU GOUT&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(6)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(Pour lire le début du texte, cliquer sur le lien dans la colonne à gauche)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des mondes de saveurs&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La Chine est un pays aussi vaste qu’un continent, riche de tous les paysages, reliefs, climats produisant un nombre exceptionnel de denrées, saveurs et savoir-faire. La France n’est pas exempte de cet atout. Malgré sa modeste superficie, l’hexagone est d’une diversité géographique très grande&amp;nbsp;: une mer chaude, un océan frais, des neiges éternelles, des lacs, des plateaux, des montagnes jeunes, vieilles, petites, hautes, des forêts, des marais, des étendues sèches, des gorges, des pâturages et des alpages, des grands fleuves, des plaines continentales, des régions nordiques, des régions ensoleillées, et cette variété unique a créé des différences infinies de cuisines, plats, techniques&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/Chine%20et%20France%206.docx#_ftn1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt;… en somme un univers possiblement riche de toutes les saveurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ajoutons que la Chine et la France sont à la fois des pays de haute tradition agricole (la France compte encore beaucoup d’agriculteurs dans sa population active) et la Chine reste, même à l’heure d’une urbanisation vertigineusement rapide, essentiellement paysanne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les deux nations sont&amp;nbsp; aussi au carrefour&amp;nbsp;de zones alimentaires différentes : la Chine du blé (grossièrement au nord) et la Chine du riz&amp;nbsp; (au sud), la France de la bière et de la pomme de terre, (&lt;em&gt;et des matières grasses animales&amp;nbsp;&lt;/em&gt;? la &lt;em&gt;nordique-germanique), &lt;/em&gt;la France du pain et du vin, (&lt;em&gt;et des matières grasses végétales&lt;/em&gt; la&lt;em&gt; sudiste-méditerranéenne). &lt;/em&gt;Dans les deux cas, cette rencontre est un moteurs extrêmement prolifique&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/Chine%20et%20France%206.docx#_ftn2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les deux pays ont connu pendant des siècles une cuisine de cour qui a pu centraliser produits et techniques culinaires pour les marier, les complexifier…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;br clear=&quot;all&quot; /&gt;&lt;hr align=&quot;left&quot; size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; /&gt;&lt;div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/Chine%20et%20France%206.docx#_ftnref1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; J’ai déjà parle de l’Inde, qui pourrait répondre à ces différents critères. Un autre exemple peut être celui de la riche cuisine marocaine. Le Maroc est un royaume composé de paysages et de climats variés (méditerranée, océan, hautes montagnes, plaines chaudes, zones humides, déserts…)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/PELLETIER/Mes%20documents/GOUT/Chine%20et%20France%206.docx#_ftnref2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt; On pourra rétorquer que l’Italie aussi était au carrefour de ces deux grandes influences, mais, géographiquement, il manquera à l’Italie la façade océanique française –oh combien importante, pour la gastronomie française, du pas de Calais au pays basque en passant par la Bretagne, le Bordelais et le Périgord… et d’autre part, la nation italienne n’a pas l’ancienneté de la nation française, ce qui n’empêche pas la cuisine italienne d’avoir des atouts qui manquent à la cuisine française&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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